28 avril 2008
ILDA

J’ai toujours connu Ilda. Nous sommes nés dans le même
quartier et dès ma plus tendre enfance, j’ai éprouvé pour elle un doux
sentiment.

Ilda était une fille remarquable, effrontée et intrépide qui
s’adonnait aux activités sportives les plus osées.

Nos parents étaient amis et nous nous retrouvions parfois en
fin de semaine. Ilda venait dormir à la maison.

Son père nous apprenait à nager, nous étions inséparables.

Jusqu’au jour où j’appris qu’Ilda était partie en retraite
dans un couvent à Biarritz et qu’elle voulait devenir nonne.

Fou de douleur, je m’enfuis pour le Japon où je cherchais
l’oubli dans une communauté de prêtres bouddhistes. Moi aussi j’avais droit
à une expérience mystique.

Ma vocation religieuse n’étant pas avérée, je rentrais au
pays et j’ouvris une échoppe de savetier au cœur de la cité.

Mon commerce marchait bien hormis les reproches du voisinage
qui ne supportait pas l’odeur des savates. Que pouvais-je y faire si mes
clients puaient des pieds?

Un beau jour, à ma grande surprise, je croisais Ilda dans un
bar. Elle était belle, la religion l’avait lassée et elle cherchait à se faire
une place au soleil.

Je retrouvais mon Ilda, intrépide et fougueuse pratiquant des
activités physiques risquées voire douloureuses.

Ilda me dit qu’elle aimait ça les pratiques douloureuses,
qu’elle en faisait commerce à ses heures lors de soirées SM et qu’avec l’argent ainsi gagné, elle
pourrait s’offrir le salon de coiffure de ses rêves.

Je ne comprenais rien à ces pratiques mais constatais
qu’Ilda pût rapidement ouvrir son salon de coiffure.

Nous vécûmes alors une folle période amoureuse.

Jusqu’au jour où Ilda en eût marre et décida de s’émanciper.
Je ne savais pas de quoi elle voulait
parler mais plus belle que jamais, elle quitta la maison et disparut dans la
foule.

Ilda rejoignit le mouvement de suffragettes qui revendiquait l'égalité des sexes, le droit de vote pour les femmes, le droit à la contraception et toutes ces choses totalement communistes.

Furieux quand on s’attaque aux valeurs et au fondement
même de notre civilisation, j’allais illico corriger Ilda dans son local de
suffragettes. Elle s'en souviendrait longtemps!

Ilda s’en souvint et le soir même elle me chassa de sa vie sans
écouter mes arguments politiques et mes revendications d’homme blessé.

Désemparé, je décidais d’utiliser le même procédé que les
féministes pour faire entendre ma voix et je me lançais dans la politique.
Comme Ilda, je m’inscrivis dans un mouvement de suffragettes.

La presse étant le meilleur endroit pour être au coeur des
luttes politiques, je devins journaliste. Plus précisément
photographe de presse. Je pus dès lors me consacrer à ma passion du sport et
suivre les tournois de tennis dans le monde entier. Les tournois féminins surtout.
FIN
20 janvier 2007
HUILE DE VASELINE "EROS"
SPECIALE DE GRAISSAGE EXTRA: Pièces de précision - Horlogerie - Machine à coudre - Bicyclettes - Petites mécaniques
14 octobre 2006
LA CAROTTE SAUVAGE
Photo non truquée.
18 juillet 2006
LA BANDE DES QUATRE.
Une très mauvaise journée pour Igor Barenback qui vient d'être enterré par ses amis qui sont aussi ses assassins. La belle équipe de voyous n'a pas survécu aux jalousies et aux luttes de pouvoirs.
Pourtant dès que la bande fût constituée, les affaires ont tourné à plein régime et en parfaite harmonie. Lulu s'occupait des voitures volées, Raymond était grossiste en stupéfiants, René faisait la comptabilité et Igor, lui, s'occupait des filles.
Le bouge à Igor, c'était l'endroit à la mode. Ses pouliches étaient cotées quatre étoiles et Igor menait tout ce petit monde à la baguette d'autant plus que son charme irrésistible emportait l'adhésion de tous.
Raymond avait épousé Gisèle qui secondait Igor dans son boxon. Pendant que Raymond coupait la poudre dans son hangar, Gisèle distribuait les capotes et pas qu'aux clients.
Igor et Gisèle devinrent amants jusqu'à délaisser leur pourtant lucrative entreprise.
Raymond fût mis au courant et demanda des explications à Igor qui lui fît comprendre manu militari qu'il ne céderait pas.
Fou de jalousie, Raymond décida de punir Igor définitivement d'autant plus que Barenback menaçait l'équilibre du groupe en prenant l'ascendant sur tout le monde. Et pour Raymond, chef refoulé, c'était la goutte qui fit déborder le vase.
Igor ne monta plus qu'une seule fois dans sa voiture et en sortit pour aller directement au ciel sans dire au revoir à Gisèle.
Raymond était soulagé. Sa femme lui revenait, il prenait la direction du boxon par son intermédiaire et il avait la main sur le groupe devenu un trio.
Mais Igor était prévoyant, il avait contracté une assurance vie. Une de celles qui ne coûtent cher qu'avant l'accident. Et dans une compagnie un peu spéciale, la mienne.
L'accident survenu, les responsables doivent payer. En cash. Et le seul liquide autorisé par le contrat est le sang.
Je fournis les stylos.
Rideau.
24 juin 2006
Nos sponsors...
19 juin 2006
Illusion d'optique à l'hopital Lariboisière
18 juin 2006
La penderie
La boîte à chaussures.
04 mai 2006
ETONNANT, NON?
Actrice au studio enregistrant la voix de Donald Duck.
(document d'archives)
18 avril 2006
HYPPOLITE LEGALOU
Prise en tenaille dans un sous-bois par l'armée allemande qui la pilonne, la compagnie du maréchal des logis chef Hyppolite Legalou tente une sortie.
La troupe se réfugie dans le village voisin et s'emploie à le fortifier en vue d'une attaque prochaine des envahisseurs.
Legalou est à la peine. Menant sa troupe à l'édification de barricades il est l'objet de quolibets de la part de son bras droit le maréchal des logis Armand Picard qui le traite de maréchal délogé du chef.
Excédé, Hyppolite Legalou provoque en duel Picard qui ne se dérobe pas. Le duel est organisé à la faveur d'une trêve à l'ombre d'une maison abandonnée.
Armand Picard est transpercé de part en part et décède. Le lendemain, il est enterré avec les honneurs par la patrie reconnaissante.
Mais la patrie n'est pas reconnaisssante à Hyppolite Legalou d'avoir fait le travail des allemands à savoir tuer un soldat français. Hyppolite décide de déserter avant que la patrie ne fasse le travail des allemands à savoir le passer par les armes. Un soir, à l'orée du village Hyppolite abandonne sa section sous la mitraille ennemie.
Hyppolite trouve refuge dans l'arrière pays où il est hébergé par des paysans. Très vite, Legalou s'emploie à de nouvelles taches et devient réparateur de parapluies.
Une diseuse de bonne aventure, en guise de paiement, lui prédit un bel avenir dans la religion, ce qui lui permettra de s'élever dans la société et dans l'essieu, dans les cieux, pardon. Hyppolite dérobe dans un presbytère un habit d'ecclésiastique et se présente comme abbé chez les Joinville qui sont à la recherche d'un précepteur.
Legalou entre au service de Mme de Joinville, une femme pieuse, éprise d'art, en quête d'un modèle masculin. Hyppolite pose nu devant sa maîtresse qui le peint à la manière de Michel Ange.
Quelques mois plus tard, Mme de Joinville donne naissance à un enfant qui ne peut être celui de Mr de Joinville, celui-ci souffrant d'arthrose pénienne.
Hyppolite fête l'évènement avec faste au milieu de ses amis. Sa descendance est enfin assurée.
Mais Mr de Joinville est mis au fait des agissements de son abbé. Embastillé à l'évêché fermé de l'intérieur, Legalou est soumis à la question.
Hyppolite est finalement attaché à un piquet sur la grève à la vue de tous et disparait par un jour de tempête sans qu'on sache si la mer l'a emporté ou bien la mère délivré. Toujours est-il qu'on ne revit plus jamais Hyppolite Legalou.


































