18 avril 2006
HYPPOLITE LEGALOU
Prise en tenaille dans un sous-bois par l'armée allemande qui la pilonne, la compagnie du maréchal des logis chef Hyppolite Legalou tente une sortie.
La troupe se réfugie dans le village voisin et s'emploie à le fortifier en vue d'une attaque prochaine des envahisseurs.
Legalou est à la peine. Menant sa troupe à l'édification de barricades il est l'objet de quolibets de la part de son bras droit le maréchal des logis Armand Picard qui le traite de maréchal délogé du chef.
Excédé, Hyppolite Legalou provoque en duel Picard qui ne se dérobe pas. Le duel est organisé à la faveur d'une trêve à l'ombre d'une maison abandonnée.
Armand Picard est transpercé de part en part et décède. Le lendemain, il est enterré avec les honneurs par la patrie reconnaissante.
Mais la patrie n'est pas reconnaisssante à Hyppolite Legalou d'avoir fait le travail des allemands à savoir tuer un soldat français. Hyppolite décide de déserter avant que la patrie ne fasse le travail des allemands à savoir le passer par les armes. Un soir, à l'orée du village Hyppolite abandonne sa section sous la mitraille ennemie.
Hyppolite trouve refuge dans l'arrière pays où il est hébergé par des paysans. Très vite, Legalou s'emploie à de nouvelles taches et devient réparateur de parapluies.
Une diseuse de bonne aventure, en guise de paiement, lui prédit un bel avenir dans la religion, ce qui lui permettra de s'élever dans la société et dans l'essieu, dans les cieux, pardon. Hyppolite dérobe dans un presbytère un habit d'ecclésiastique et se présente comme abbé chez les Joinville qui sont à la recherche d'un précepteur.
Legalou entre au service de Mme de Joinville, une femme pieuse, éprise d'art, en quête d'un modèle masculin. Hyppolite pose nu devant sa maîtresse qui le peint à la manière de Michel Ange.
Quelques mois plus tard, Mme de Joinville donne naissance à un enfant qui ne peut être celui de Mr de Joinville, celui-ci souffrant d'arthrose pénienne.
Hyppolite fête l'évènement avec faste au milieu de ses amis. Sa descendance est enfin assurée.
Mais Mr de Joinville est mis au fait des agissements de son abbé. Embastillé à l'évêché fermé de l'intérieur, Legalou est soumis à la question.
Hyppolite est finalement attaché à un piquet sur la grève à la vue de tous et disparait par un jour de tempête sans qu'on sache si la mer l'a emporté ou bien la mère délivré. Toujours est-il qu'on ne revit plus jamais Hyppolite Legalou.
Commentaires
Quelles sources ?
Voici un papier fort intéressant, mais quelles sont vos sources ? Qui étaient ce monsieur et cette madame de Joinville ?
En tout cas, c'est bien agréale à lire et je pense y faire écho.
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